
Bernard Menez
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La rencontre du 4 mars autour du thème de
la "Démocratie de proximité" a eu lieu entre 19h00
et 24h00 au Café restaurant Board dans le 1er arrondissement
à Paris. Sur une centaine d'inscrits, environ 80 participants
ont été présents à cette rencontre.
Le billet d'humeur à 21h00 a été
assuré par Monsieur Bernard
Menez, artiste, vice-président du
groupement D.I.V.E.R.S. (Démocrates Indépendants Voulant
Ensemble le Renouveau de la Société) et ancien candidat
indépendant aux législatives 2002 dans le 15ème
arrondissement.
http://www.bernardmenez.org
Voici le billet d'humeur de Monsieur Menez
:
Rappel des origines de la démocratie
:
En grec, "démos" = le peuple, "kratos"
= l'autorité. La démocratie est donc un régime
politique dans lequel l'autorité émane du peuple.
Elle est directe si elle n'a pas d'intermédiaire représentatif.
Chez nous, elle est représentative à travers les élus.
Dans la Grèce antique, l'élection n'avait qu'une place
secondaire. Les responsables, tirés au sort, formaient l'ecclesia,
qui participait aux décisions gouvernementales. Au fil du
temps, démocratie et élection sont devenues indissolubles.
Mais, on a ainsi de plus en plus associé régime libéral
et démocratie où chacun bénéficie des
libertés publiques. Alors la démocratie aboutit à
des systèmes politiques différents voire opposés...
Aux Etats-Unis : Soit vous êtes démocrate, soit
vous êtes républicain.
En Grande Bretagne : soit vous êtes travailliste, soit
vous êtes conservateur.
En France : soit vous êtes de gauche, soit vous êtes
de droite.
Mais ils se disent tous défendre la démocratie !
Démocratie de proximité = la
seule vraie démocratie :
La multiplication des élections entraîne celle des
assemblées et donc celle des représentants. D'autre
part, l'émergence des grands partis entraîne l'omnipotence
de quelques uns, et donc, éloigne les élus de leur
peuple.
Depuis l'arrivée de De Gaulle au pouvoir, cet écart
va grandissant et, que les gouvernements soient de droite ou de
gauche, la différence entre les plus riches et les plus pauvres
va grandissante d'une manière constante. Faut-il rappeler
que c'était l'une des principales raisons de la révolution
de 1789 et de la création des Droits de l'Homme et du Citoyen
?
Il faut donc, avant qu'il ne soit trop tard,
obliger nos élus à rétablir cette proximité.
Comment ?
Soit par la voie légale de nos institutions
: mais ce sera très difficile, car aujourd'hui elles sont
baillonnées.
Soit par une voie civile et apolitique : on organise des
référendums locaux dans toute la France, en regroupant
les différents mouvements existants...c'est la position de
D.I.V.E.R.S.
Soit par une révolution de base, ce qui, si cela continuait
ainsi, serait en tout état de cause le dernier recours.
La démocratie de proximité :
application pratique :
Nos élus doivent représenter la population et non
les quelques adhérents de quelques grands partis qui, d'une
part sont minoritaires dans le pays et, d'autre part sont eux-mêmes
asservis à quelques potentats de ces partis.
Les messages de la base se perdent d'assemblées en assemblées.
En 1789, il y avait la France d'en bas et la France d'en haut !...attention
: le représentant du Peuple doit avoir le courage de se remettre
en cause par la consultation directe.
Raffarin a fait exactement le contraire en utilisant le 49/3.
Cette procédure, dans son esprit, est une procédure
d'urgence pour débloquer une situation difficile, et non
pas pour imposer une loi qui doit asphyxier les autres formations.
Contre l'avis de la majorité du peuple il n'y avait ni urgence,
ni même nécessité.
De plus, le plus grand parti de gauche, le P.S, a quasiment laissé
faire en montrant là une grande hypocrisie. Ces deux grands
partis (U.M.P et P.S), ont pour chefs un conglomérat de "professionnels
de la politique", totalement détachés des réalités.
Au sujet de la décentralisaton,
savez-vous qu'un rapport d'audit envisage d'autoriser les conseils
régionaux ou généraux à taxer les routes
nationales pour alimenter un peu plus leurs caisses : à quand
le rétablissement de l'octroi ? Regardez ce qui se passe
à Londres !
Sous prétexte d'autonomie, on établit de nouveaux
impôts au lieu de maîtriser les dépenses publiques.
Si le peuple devait choisir, il y a fort à parier qu'ils
devraient réviser leurs décisions.
Au sujet de l'Irak, la crise de l'Irak
est l'exemple même que, dans certains pays, Etats-Unis ou
GB, la démocratie ne fonctionne plus tout à fait :
pour des actions aussi graves que celle de déclencher une
guerre, le peuple devrait être consulté. Ces pays ne
sont pas en défense, ce sont eux qui attaquent !...
A ce sujet, l'évêque de New-York déclare, via
un e-mail, que Bush cherche en fait à montrer que l'attentat
des Twin Towers ne restera pas impuni et ce, pour sa réélection.
Il se fiche de savoir qu'une guerre ça fait beaucoup de morts,
et oublie que c'est en s'attaquant à la misère et
à la pauvreté qu'on combat le mieux le terrorisme...
C'est ça aussi l'absence de démocratie.
Au sujet de la Marée noire,
l'accident du Prestige devrait être un avertissement pour
le futur : or, on a l'impression que c'est déjà du
passé ! Les gens qui vivent de la pêche, les gens qui
nettoient les plages et même ceux qui prennent quelques vacances,
bref, le peuple, le disent tous :
Plus de bateaux en mauvais état ! Qu'ils passent plus loin
des côtes ! Et surtout plus de pavillons de complaisance qui
les rend irresponsables !
Ce serait ça, la démocratie...ce serait bien plus
urgent que de tripatouiller les scrutins !!!
Exemple de propositions de démocratie
directe :
Le R.I.C (référendum d'initiative cotoyenne)
était au programme,
en 1988, de François Mitterrand, dans sa lettre aux
Français
en 1993, de tous les partis, du P.C au F.N, dont le R.P.R,
présidé par Jacques Chirac. Cétait la quatrième
de ses vingt promesses : l'instauration du R.I.C dans l'année.
en 2002, de Jacques Chirac, dans sa profession de foi, au
second tour des Présidentielles.
On promet et, si ça dérange une fois élu, on
oublie...!
Il faut rappeler qu'au premier tour des Présidentielles,
Chirac + Jospin = 25% des inscrits et qu'aux législatives,
l'U.M.P n'a le soutien que de 30% des inscrits. Dans les deux cas,
ils méprisent -ou ignorent délibérément
- l'opinion de la grande majorité des Français.
On s'éloigne de plus en plus d'une vraie démocratie
et on se rapproche dangereusement d'une République bananière.
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