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Rencontre du Club du e-public
sur le thème "E-administration : aux Rapports !"
Le 13 mars 2003 à Issy-les-Moulineaux
Dans le cadre de la discussion, différents participants
sont intervenus.
Monsieur Georges Chatillon,
Assistant à l'Université Paris-I Panthéon-Sorbonne.
Selon Monsieur Chatillon, l'administration électronique est le
back office, c'est-à-dire "arrière bureau". Il
ne s'agit pas d'une expression péjorative. L'administration part
du fait qu'elle est légitime. Mais ce n'est pas vrai. Aujourd'hui,
il y a une nouvelle catégorie de rétracteurs de l'administration
économique. Si aujourd'hui, l'administration veut légitimer
son activité, il faut qu'il soit possible que le citoyen puisse
s'en servir à n'importe quel moment de la journée ou de
la nuit. Il faut régler le problème juridique (directive
95/46 : le traitement automatisé des données). Même
en pratique, on peut s'arranger pour voler les informations. Si on fournit
les informations sur nous à une entreprise (lors d'une enquête
marketing,...), elles ont exactement le même statut juridique que
si on les fournit à une administration (les impôts,...).
En droit, la notion du dossier n'existe pas.
Il est urgent de dire aux gens : vous êtes propriétaire de
vos données personnelles. Ce n'est pas l'Etat, même si les
fonctionnaires se comportent des fois comme ça. Monsieur Chatillon
conseille d'incorporer à cette directive le fait que les citoyens
soient propriétaires des informations leur concernant. Afin de
réconcilier les agents publics et les citoyens, il faudrait assurer
les citoyens : où sont leurs données, qu'est-ce qu'on en
fait,...
Donc : la notion du temps volé par l'administration, le rôle
de la CNIL,... Aujourd'hui, l'Etat commence à nous rendre un peu
de temps : les impôts, l'assurance santé,...
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